…La cour du palais brillait sous un soleil implacable, où les dorures étincelaient et les nobles se pavanaient en costumes somptueux, prisonniers dorés de leurs propres jeux d’apparence. Le murmure constant des serviteurs et des gardes emplissait l’air, entre ordres glissés et regards furtifs. Il peinais à ramener un seau d’eau pour les chevaux, le bois usé du manche lui échappant presque des mains fatiguées, quand soudain un soldat me bouscula brutalement. Surprise, il relevai les yeux, et là, devant moi, se tenait l’empereur. Un sourire narquois ourlait ses lèvres fines, son regard acéré planté droit dans le sien, comme s’il jaugeait sa faiblesse et son avenir incertain. « Tu fais là bien trop lentement, palefrenier. » Sa voix était douce, mais tranchante, et il compris que ce sourire n’était pas offert au hasard.